Les mauvais auspices sous lesquels la semaine a débuté n’ont fait que s’amplifier sur fond de nouvelles baisses du pétrole avec la réaction négative du marché chinois à une crispation sur la qualité des collatéraux mis en place comme instrument de crédit, suivie de l’annonce d’un pari risqué d’élections anticipées en Grèce, le pays affichant à son actif 70 milliards d’impôts qu’il est en réalité bien incapable de recouvrer, certainement sur des contribuables dont la réalité économique est une parfaite...
Après la célébration des excellents chiffres du chômage américain en fin de semaine dernière, il n’y avait aucun motif de satisfaction dans les tristes statistiques chinoises relatives au commerce extérieur en deçà des attentes, pas plus que dans la confirmation de l’entrée en récession du Japon, et moins encore dans l’affirmation par Ewald Novotny, gouverneur de la banque centrale autrichienne, que la zone euro fait l’objet d’un « affaiblissement massif de l’économie », lequel a l’avantage au moins deux rassurer...
Le marché avait clairement surréagi à la conférence un peu terne de la BCE, et conclu un peu hâtivement que l’Europe serait privée d’un Q.E au début 2015. Il n’en n’est sans doute rien, Mario Draghi ayant clairement laissé entendre que l’unanimité n’était pas nécessaire pour prendre des mesures de nature à accomplir le mandat de la banque centrale, lequel consiste à assurer la stabilité des prix en vue d’un objectif d’inflation inférieure mais proche de 2 %. Il était...
S’ils n’attendaient rien de bien concret de la réunion de la BCE, les marchés européens avaient néanmoins besoin d’un Mario Draghi agressif pour espérer entretenir une hausse immédiate des indices. Or la dernière conférence de l’année déçoit dans un premier temps. La BCE se montre attentiste avec pour sous-jacent la sempiternelle fracture de conceptions entre un président de banque centrale issu de la même école que Ben Bernanke et Paul Krugman, et des orthodoxes européens sous la férule allemande, capables...
Pendant que l’Europe continue de donner des signes préoccupants à travers des indicateurs PMI des services en décélération à 51,1 en Europe, tirés par le bas par la contraction alarmante à 47,9 de la France, les indices américains s’offrent de nouveaux records historiques sur le Dow Jones et le S&P 500 en liaison avec un pronostic optimiste de l’économie selon le livre beige de la Fed. À la veille de la réunion de la BCE qui devra se montrer très...

